
La démocratie directe peut-elle améliorer la compétitivité économique de la France ? Il n’est pas discutable que la qualité des institutions politiques d’un pays ait un fort impact sur sa compétitivité. Des études empiriques (Fels et Kirchgässner) ont montré que les pays qui pratiquent la démocratie directe (Suisse, Etats-Unis dans les états de l’Ouest) ont montré que le niveau des impôts et des dépenses publiques est 30% plus faible dans ces états que dans ceux qui, comme la France, pratiquent une démocratie purement représentative. Le haut niveau de compétitivité des états mentionnés ci-dessus dans les classements internationaux plaide dans un sens analogue.
La démocratie directe « à la Suisse » dont il est question ici (les Etats-Unis ont copié la Suisse fin dix neuvième siècle) consiste surtout en deux institutions clés, le référendum veto et l’initiative populaire.
Lorsqu’il y eut une initiative populaire pour maintenir l’aéroport de Tempelhof à Berlin en 2008, certains représentants de l’économie s’interrogèrent sur les effets économiques négatifs de la démocratie directe. Cette initiative menacerait la réforme de la structure aéroportuaire de Berlin et aurait un impact négatif sur le potentiel de développement économique local.