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	<title>Démocratie Directe &#187; oligarchie</title>
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	<description>Le Blog de Démocratie Directe</description>
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		<title>Le système oligarchique : conférence le 14/09/09</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 08:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[oligarchie]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine conférence, se tiendra le : Le lundi 14 septembre 2009 à 19H 30 A l’Hôtel Néva (rez-de-chaussée) 14 rue Brey – 75017 PARIS (près de l’étoile) Thème général : Le Système oligarchique ; comment il nous domine et comment s’en libérer ! Vous trouverez ci-dessous le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai le plaisir de vous annoncer que ma prochaine conférence, se tiendra le :</p>
<table style="border-collapse:collapse; bgcolor: #E1E1E1;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="14" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td style="border-width: 2px; border-color: #000; border-style: dashed; bgcolor: #E1E1E1; " width="80%">
<p style="text-align: center;"><strong>Le lundi 14 septembre 2009 à 19H 30</strong><br />
A l’Hôtel Néva (rez-de-chaussée)<br />
14 rue Brey – 75017 PARIS (près de l’étoile)</p>
<p style="text-align: center;">Thème général :<br />
<strong> Le Système oligarchique ;<br />
comment il nous domine et comment s’en libérer !</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Vous trouverez ci-dessous le thème et la liste des conférences pour l’année. Elles auront toutes lieu le lundi à 19h30, à l’hôtel Néva.</p>
<p>A bientôt et bien amicalement</p>
<p>Yvan BLOT</p>
<hr />
<h1>Conférence inaugurale le 14 septembre 2009</h1>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-106" title="guillaume-tell" src="http://www.democratiedirecte.fr/wp-content/uploads/2009/09/guillaume-tell.jpg" alt="guillaume-tell" width="300" height="394" /></p>
<p>Le thème de la conférence inaugurale, comme vous l’avez constaté sera :</p>
<p>Notre démocratie de façade cache une oligarchie ;</p>
<p>Origine historique de cette situation</p>
<p>Voici la thématique qui sera abordée le 14 septembre :</p>
<p>L’histoire de l’humanité est en grande partie l’histoire de ses classes dirigeantes. Dans toutes les sociétés sauf les sociétés très primitives, des classes dirigeantes sont apparues (Spencer) et ont cherché à justifier leur domination, en général avec succès. Ce succès reposait principalement sur leurs prestations, protéger la société du désordre intérieur et des ennemis extérieurs, notamment.</p>
<p>Très tôt, les anciens philosophes grecs perçurent que les dirigeants pouvaient rechercher leur intérêt propre et trahir le bien commun. La classification classique des régimes politiques d’Aristote vient de là : la monarchie vise le bien commun à l’inverse de la tyrannie. L’aristocratie vise le bien commun à l’inverse de l’oligarchie. Dans le langage actuel, la démocratie (Aristote disait : politeia que l’on traduit par république) vise le bien commun, ce qui n’est pas le cas du gouvernement démagogique.</p>
<p><span id="more-133"></span></p>
<p>Plusieurs critères permettent de distinguer les élites dévouées au bien commun et celles qui ne le sont pas :</p>
<p>Les propriétaires, rois ou aristocrates, ont une vision à long terme de la gestion de leurs biens, ce qui est beaucoup moins le cas des gérants salariés nommés pour une période courte. A l’heure actuelle, ce sont les gérants salariés, les « managers » qui gouvernent non seulement l’Etat mais aussi la plupart des grandes entreprises et les médias. C’est le règne de l’intérêt à court terme.</p>
<p>Un deuxième critère peut être le caractère plus ou moins « héroïque » des gouvernants, c&#8217;est-à-dire leur capacité à se sacrifier eux-mêmes pour autrui. Cette capacité est plus grande, par vocation même, chez les religieux ou les militaires, ou encore chez les savants ou professeurs amoureux de la vérité ou les juges et policiers amoureux de la justice.</p>
<p>Autrefois, l’aristocratie occupait les postes supérieurs de l’Etat. Elle n’avait pas que des mérites mais elle avait celui d’être d’essence militaire : le soldat est prêt à mourir, à donner sa vie pour son roi ou son pays. L’éthique du sacrifice ne lui était pas étrangère. Les gouvernants actuels ont une éthique de carrière bien différente.</p>
<p>Au vingtième siècle, on peut dire que les aristocraties ont été remplacées par des oligarchies. Ce n’est pas la version de l’histoire officielle car les oligarchies ont prétendu se battre pour la démocratie. On fait croire aux foules occidentales qu’elles vivent en démocratie, laquelle aurait remplacé les monarchies d’autrefois et leurs aristocraties nobiliaires. En réalité, nous vivons en oligarchies sous le nom de démocraties dites « représentatives ». Essayez donc d’être candidat à une élection sans être membre d’un parti politique puissant : votre chance de vous faire élire est nulle ! Essayez donc de proposer une loi sur un sujet qui vous est cher. Il n’y a aucune procédure pour cela sauf dans les rares pays qui pratiquent la démocratie directe : la Suisse  et l’Italie, au niveau national et local, l’Allemagne et l’ouest des Etats-Unis, au niveau local seulement (Il faut lui ajouter la petite monarchie constitutionnelle du Liechtenstein, seul exemple d’un régime qui concilie monarchie réelle et démocratie directe).</p>
<p>Les vraies démocraties sont aujourd’hui celles qui combinent démocratie directe et démocratie représentative.</p>
<p>Pour les démocraties purement représentatives, le bilan n’est pas bon. Des études économiques très poussées, notamment du professeur suisse Kirchgässner, ont montré que les pays à démocratie directe ont des impôts 30%  plus faibles, des dépenses publiques 30%  plus réduites et une dette publique 50%  plus faibles que les démocraties représentatives. Le PNB est plus élevé en moyenne.</p>
<p>De plus, du point de vue politique, les démocraties directes satisfont leurs citoyens (80%  des Suisses sont satisfaits de leurs institutions. Dans les démocraties purement représentatives comme la France, les citoyens n’ont absolument pas le sentiment d’avoir une influence sur la politique de leur pays. Ils ne peuvent pas initier de référendums. Ils peuvent élire les députés présentés et sélectionnés par les grands partis politiques et c’est tout. Les programmes des partis se ressemblent de plus en plus. Le citoyen n’a plus guère de choix. D’après une enquête lourde menée par les politologues Bréchon et Tchernia, 40%  des Français font encore confiance au parlement, autant pour les syndicats et 18%  seulement font confiance aux partis politiques. Les Français n’ont pas l’impression que l’on gouverne en fonction des préoccupations et des intérêts du peuple.</p>
<p>Pour redonner du sens à la démocratie, il faut prendre conscience du caractère oligarchique du pouvoir actuel, qui est le pouvoir de gérants à court terme (rien à voir avec la gestion de vrais propriétaires). Il faut contrôler ces gérants : une seule voie pour cela : la démocratie directe.</p>
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		<title>La déclaration des droits de l’homme de 1789  non appliquée</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 16:23:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arguments]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[oligarchie]]></category>

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		<description><![CDATA[Un aspect de la « démocratie fictive » en France. La vraie démocratie ne peut se passer d’une composante de démocratie directe, afin de compenser la dérive oligarchique de la démocratie représentative actuelle. Cette démocratie directe a deux outils principaux : -  le referendum abrogatif qui permet au peuple, par pétition, de déclencher un referendum contre une loi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Un aspect de la « démocratie fictive » en France.</h1>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-106" title="revolution" src="http://www.democratiedirecte.fr/wp-content/uploads/2009/09/revolution.jpg" alt="revolution" width="300" height="431" />La vraie démocratie ne peut se passer d’une composante de démocratie directe, afin de compenser la dérive oligarchique de la démocratie représentative actuelle. Cette démocratie directe a deux outils principaux :</p>
<p>-  le referendum abrogatif qui permet au peuple, par pétition, de déclencher un referendum contre une loi votée par le parlement ;</p>
<p>-  l’initiative populaire qui permet aux citoyens de déclencher un referendum sur un sujet que le parlement néglige de traiter.</p>
<p>Par ces deux outils, une saine concurrence peut s’établir entre le peuple et la classe politique pour l’établissement de la législation. Celle-ci est d’autant plus nécessaire que les parlementaires sont aujourd’hui sous la férule des partis politiques. Ils ne votent pas selon leur conscience  comme l’exige la Constitution (article 27 : tout mandat impératif est nul), mais selon les ordres qu’ils reçoivent du parti. Comme le parti au pouvoir est celui qui a la majorité au parlement, gouvernement et majorité parlementaire ne forment plus qu’un bloc. Ainsi le principe de séparation des pouvoirs est violé en permanence.</p>
<p><span id="more-105"></span></p>
<p>Comme l’écrit le grand constitutionnaliste allemand Hans Herbert von Arnim, les parlementaires de la majorité pourraient contrôler le gouvernement mais ils ne veulent pas (car ils obéissent au parti au pouvoir). Les parlementaires d’opposition veulent bien contrôler le gouvernement mais ils ne le peuvent pas (ils sont minoritaires). Il n’y a donc plus de contrôle sur l’action du gouvernement, sauf si la démocratie directe est introduite.</p>
<p>La situation ou la classe politique n’est plus responsable devant le peuple (qui ne peut que choisir lors des élections que les candidats présentés par les partis de la dite classe) conduit à ce que l’on peut appeler « la démocratie fictive ». Notre régime a bien une façade démocratique mais le peuple ne peut faire prévaloir ses buts. C’est une caste d’oligarques, contrôlant les partis politiques, qui a le pouvoir réel. C’est la « démocratie sans le peuple » selon l’expression de feu le professeur Maurice Duverger.</p>
<p>Il ne faut pas s’étonner que cette situation engendre du mécontentement. : la grande majorité des citoyens est convaincu de n’avoir aucune influence sur la vie politique du pays. Alors, que signifie la démocratie ? 40%  des Français font confiance dans le parlement et 18% seulement aux partis politiques (alors que le taux est de 80%  pour les scientifiques, les policiers, les médecins ou l’armée !) (voir Bréchon et Tchernia ; la France à travers ses valeurs ; Armand Colin ; 2009).</p>
<p>On peut mesurer la gravité de la dérive du système politique par rapport à ses propres principes en s’interrogeant sur l’application de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789  qui fait partie du préambule de la constitution française.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 1<sup>er</sup> : </span> « les hommes naissent libres et égaux en droits ». L’absence de démocratie directe interdit au citoyen de participer à la confection des lois et réserve ce privilège aux seuls parlementaires (en théorie). Il y a donc deux sortes de citoyens : les citoyens passifs ( qui n’ont que le droit de voter pour les candidats au parlement choisis à l’avance par les partis politiques) et les citoyens actifs que sont les membres de la « classe politique », politiciens professionnels qui cooptent ceux qui seront admis dans la caste. L’article 1<sup>er</sup> est donc violé.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 2 : </span>«  le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, l’égalité, la propriété et la résistance à l’oppression ». Il y a beaucoup à dire sur la garantie des trois premiers droits mais cela nous entraîne hors de notre sujet immédiat. Notons qu’en excluant la démocratie directe, notre système empêche toute « résistance à l’oppression » qui viendrait de nos représentants élus s’ils agissent contrairement aux souhaits du peuple. L’article 2 est vidé de sa substance.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 3 : </span>« le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ». Cet article ne dit pas : « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans les représentants de la Nation », ce qui est la réalité concrète. L’absence de démocratie directe fait que cet article est violé.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 6 : </span> Deux paragraphes de cet article sont violés. « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir <span style="text-decoration: underline;">personnellement </span>ou par leurs représentants à sa formation. » . L’exclusion du referendum et de l’initiative populaire donne le monopole de la rédaction des lois aux seuls représentants élus par le peuple, mais présélectionnés par les partis politiques. <span style="text-decoration: underline;">Tous </span>les citoyens ne peuvent pas <span style="text-decoration: underline;">personnellement </span>contribuer à la confection des lois. L’article est donc violé.</p>
<p>De plus l’article 6 déclare aussi : « la loi doit être la même pour tous ». Elle précise que seul le talent et la vertu doit sélectionner les titulaires d’emplois publics, ce qui est faussé par le parrainage politique, les politiques de quotas, de « diversité » et de discrimination politique. Ce paragraphe est donc aussi violé.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 13 : </span>il précise que la contribution publique « doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés ». Certains impôts comme l’IRPP  ou l’ISF  ne répondent pas à ce critère et violent cet article.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 14 </span>: « les citoyens ont le droit de constater <span style="text-decoration: underline;">par eux-mêmes </span>ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir (.) » etc. L’absence de referendum fiscal ( à la différence de la Suisse, du Liechtenstein ou des Etats de l’ouest des USA ) fait que cet article est également violé.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 15 :</span> Cet article est lettre morte. « la société a droit de demander compte à tout agent public de son administration ». La société n’est pas l’Etat. Actuellement, seul l’Etat peut mettre en cause l’administration des fonctionnaires. Des procédures comme le « recall » américain ( referendum pour demander la démission d’un agent public y compris un juge) n’existent pas en France.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Article 16 : </span> Cet article est gravement violé à deux titres : « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminés, n’a point de constitution. Nous avons vu que plusieurs droits (confection des lois, fixation des impôts notamment) ne sont pas garantis. Quant à la séparation des pouvoirs, elle a été abolie par le régime des partis. Le député de la majorité doit obéir au gouvernement parce qu’il est du même parti politique que le chef de l’exécutif. Il n’y a donc plus de séparation des pouvoirs. Le pouvoir législatif est totalement dans la main de l’exécutif !</p>
<p>Nous avons ainsi repéré 10 violations sur 17 articles !</p>
<p>Mais nous n’avons pas traité les articles 5, 10  et 11 qui traitent à leur manière de la liberté d’expression. La France en la matière est le pays d’Europe le plus condamné par la Cour européenne des droits de l’homme, juste après la Turquie ! Si on ajoute ces viols supplémentaires, liés notamment aux lois dites « mémorielles » on aboutit à 13 cas de violations sur 17 articles ! Il apparaît donc bien qu’en l’absence de démocratie directe, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789  n’est que très partiellement appliquée. Nous vivons dans une « démocratie fictive » où les droits du peuple sont soumis au bon vouloir de la classe politique qui en détermine les limites et l’application, de façon souveraine.</p>
<p>Cette démocratie de façade (démocratie fictive) masque les pouvoirs réels d’une oligarchie, la « classe politique », qui s’auto recrute par cooptation à l’intérieur des partis politiques. Cette classe politique gouverne avec des collaborateurs issus d’autres milieux et qui incarnent autant de lobbies non élus. Par ces moyens, de petites minorités organisées imposent leur loi à la majorité du peuple. Nous sommes donc bien en oligarchie ! Et comme le constatait Aristote, l’oligarchie, c’est l’aristocratie moins la morale, moins le souci du bien commun !</p>
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